Blessures causées par des oiseaux
 
Nom anglais
Bird injury
 
Catégorie de la maladie
Dommages causés par les animaux
 
Nom de l'agent pathogène
Aucun agent pathogène impliqué
 
Hôtes
Aucun arbre spécifique

Symptômes
Dommage divers
Piqûre d'oiseaux (trou de pic)

Signes
Aucun signe associé

Description
Les oiseaux peuvent occasionner quelques dommages aux arbres; les pics viennent immédiatement à l’esprit. Ces oiseaux peuvent se diviser en deux groupes : les suceurs de sève et les insectivores. En effet, ils percent des trous dans l’écorce ou dans le bois. Parmi les pics insectivores, le grand pic est spectaculaire puisqu’il fait des trous suffisamment profonds et larges pour y introduire un crayon. Il est à la recherche d’insectes xylophages telles les larves de saperdes, ou de fourmis charpentières. Le grand pic va s’attaquer aux arbres qui sont déjà cariés, malades ou affectés par des insectes. Ses trous de forage sont spectaculaires. Il n’y a pas de prévention à mettre en place pour lutter contre les grands pics. L’exploitation forestière fait que les arbres qui sont suffisamment vieux et attaqués par les insectes sont moins nombreux de sorte la source de nourriture du grand pic est restreinte. Par souci de conservation, on devrait laisser les chicots sur pied lors des opérations forestières. Les chicots sont d'ailleurs fréquentés par divers oiseaux insectivores et certains oiseaux les utilisent pour nicher.
Parmi le groupe des pics suceurs de sève, il faut noter le pic maculé. Il agit à la façon d’un acériculteur en perçant des rangées régulières de trous dans l’écorce de divers arbres, qu’il visite ensuite afin de lécher la sève élaborée (sucrée) qui perle dans les blessures qu’il a infligées. Il est relativement fidèle et visite les mêmes arbres d’année en année durant la belle saison. Cela occasionne, selon Shigo, une série de murs de compartimentage (zone barrière, soit mur 4), qui font que les bois qui sont becquetés tendent à produire des décollements des cernes annuels que l’on nomme roulures. Ils semblent préférer les bouleaux, l’érable, la pruche et le pin noir. Les arbres qui sont becquetés devraient être laissés en forêt, car les produits finis que l’on en retire sont de faible valeur ajoutée.

Certains oiseaux tels les gros-becs des pins mangent les parties tendres des bourgeons. Ils n’hésitent pas à sectionner le bout du rameau pour avoir plus facilement accès aux bourgeons terminaux. Cette activité, bien qu’elle semble importante, ne met pas la vie des arbres en danger. Les attaques se produisent en hiver ou tard à l’automne lorsque la nourriture est peu abondante.
 
Stratégie d'intervention
En forêt, il n'y a pas d'interventions pour contrer le travail des oiseaux.
 
Références
MYREN, D.T., G. LAFLAMME, P. SINGH, L.P. MAGASI et D. LACHANCE. (1994). Maladies des arbres de l’est du Canada. Groupe communication Canada, Ressources naturelles Canada, Service canadien des forêts, Ottawa, 159 p.